mercredi 23 janvier 2013

Formation : Quelles sont les forces du MBA ?

Dans de précédents messages, nous avons pu comprendre les premières étapes de cette aventure :

Après une attente relativement longue, principalement liée à un mémoire conséquent à fournir entre les deux années de formation, je reviens pour enrichir cette réflexion.

Ainsi, une des questions les plus importantes lorsque l’on choisit une formation de ce type est bien celle-ci :

  • Quelle est l’intérêt réel de cette formation ?
  • Quelle sont ses forces ?
  • Pourquoi on en trouve autant sur le marché ?

Ces trois questions sont liées pour moi, car le nombre de formations estempillés “MBA” (à juste titre ou de manière abusive) provient justement des forces intrinsèques à cette formation, ce qui justifie donc son choix.

On trouve de nombreux articles présentant les MBA de manière générique en mettant certains points positifs en avant, comme par exemple :

Mais après une année entière passée au sein de cette formation, je peux fournir un petit retour d’expérience.


Retour à l’école

Cela peut paraître étrange, mais ce point est très certainement le plus dur, mais aussi le meilleur.

En effet, lorsque j’ai quitté l’école (après de nombreuses années et plusieurs formations), je ne pensais pas y retourner avant bien longtemps, en tous cas pas en tant qu’étudiant, c’est pourtant bien ce qui s’est passé.

Cela permet d’apprendre à nouveau, de s’ouvrir à de nouvelles matières, sujets, contenus, méthodes, idées, … C’est sans doute ce qui rend la formation très enrichissante.


Acteur de sa formation

Contrairement aux phases précédentes, le MBA est un choix purement personnel et ne peut pas être lancé sans un engagement personnel (et parfois familial) fort.

Les coûts (financier et temps) et les sacrifices (vacances, week-ends, soirées, …) impliquent totalement celui qui se lance dans le processus.

Cela transforme chaque candidat en le responsabilisant sur son travail et le travail à fournir ou faire.


Formation reconnue à l’international

La force d’un diplôme est bien évidemment la reconnaissance de celle-ci. Un cuisinier peut être très bon sans aucun diplôme, mais s’il possède le CAP ou BP, il sera pris au sérieux lors par tous les recruteurs éventuels.

Le MBA entre totalement dans cette logique, mais de manière plus globale, ainsi un diplôme MBA est reconnu par toutes les entreprises quelque soit le pays ou se trouvent celles-ci.

En revanche, il ne faut pas confondre la reconnaissance du diplôme et celle de l’école l’ayant fourni. La formation MBA doit respecter un ensemble de critères qui sont vérifiés par l’autorité de contrôle. Les écoles par contre fonctionnent par la réputation de celles-ci, principalement grace aux anciens diplômés.

Ainsi, un MBA reste un MBA, mais si vous êtes diplômés d’Harvard, ca sonnera plus aux employeurs que “Trifouillis les Oies”.

Vous devez obligatoirement tenir compte de ce point lors du choix de votre école.


Origine multiculturelle de chaque participant

Un des plus gros reproches qui existent envers les MBA est le formattage de ceux qui en sortent. C’est possible encore dans certaines écoles, mais ce point évolue fortement dans l’ensemble.

La crise financière et le fait que de nombreux cas de fraude ou d’abus pratiqués par des acteurs de la finance ont montrés que ces acteurs semblaient tous sortir d’un moule (mêmes écoles, mêmes pensées et donc mêmes tendances).

Aujourd’hui, beaucoup d’écoles ont pris conscience de leur part de responsabilités dans ces abus et tentent de plus en plus de modifier la trajectoire. La première possibilité offerte pour cela est la sélection des candidats.

Dans ma promotion, les candidats venaient de tous les horizons, tous les métiers et pays. Cela allait d’une personne au chomage, jusqu’au directeur de département, en passant par des infirmières libérales et des ingénieurs techniques.

Ce brassage des candidats permet d’avoir des échanges et des expériences très différentes au cours de chaque module.


Matières enseignéesbv000003

Comme je l’ai expliqué dans un précédent message, le principe du MBA en général est de présenter chaque grand département d’une entité internationale.

Ainsi, chaque candidat est entièrement sorti de sa zone de confort et de maîtrise. Il est obligé de se placer en “mode apprenant”. Cela lui permet donc de s’ouvrir aux autres sujets qu’il ne maîtrise pas forcément.

Cette question rejoint aussi le point précédent, car dans la remise en question des écoles, beaucoup ont joué la carte de l’ouverture. Il ne s’agit plus uniquement de “Business” en tant que profit, mais du “Business” faisant parti d’un tout. Une entreprise n’est pas uniquement un chiffre sur une cotation boursière, mais bien un ensemble d’individu parmis lesquels on trouve des managers.

Les écoles intègrent donc de plus en plus de matières liées au développement durable ou à la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE).


Travail de groupe

Une grande partie des modules se valident par des travaux de groupe, dont certains sont très lourds.

Pour tout le monde, cette question est délicate, car on doit s’impliquer et impliquer les autres avec soi. Il faut assumer l’ensemble du travail, fait ou pas fait, car le résultat est celui du groupe. Le fonctionnement individuel qui est un reflèxe naturel ne résiste pas dans ce contexte.

Cette exigence met en avant des traits de personnalité et valide votre capacité à manager ou non une équipe. En effet, il faut prendre les membres du groupe tels qu’ils sont et non comme on voudrait qu’il soit. Il faut de plus accepter que l’autre peut ne pas pouvoir faire ou ne pas avoir fait sa part de travail.


Interface et corrélation entre les professeurs et étudiants

Cette question est discutable suivant les écoles, mais pour mon expérience, ce fut un plaisir. Les professeurs sont d’un très bon niveau technique (sauf cas exceptionnel), mais surtout pour beaucoup sont des professionnels des métiers qu’ils enseignent. Leurs expériences sont basées sur du vécu, mais ils sont aussi demandeurs de feedback.

Ainsi, chaque module est aussi un lieu d’échange où les élèves et les professeurs sont tous deux en apprentissage.


Acquérir une vision globalevision-globale

C’est très certainement le point majeur de cette formation.

Que ce soit par les travaux à faire, par l’ensemble des matières ou la diversité des élèves et professeurs, le résultat est que chaque élève en sort avec la capacité d’avoir une vision globale d’une entité.

La vision est macro du business, mais peut ensuite rapidement être adapté d’un point de vue micro. Par exemple, certains des travaux à rendre ont été fait dans un contexte de TPE.

On peut alors très bien adapter tout ce qui a été vu dans la formation pour l’élevage des chèvres dans le Larzac.


Conclusion

Cette liste n’est pas l’unique et il est évident que d’autres personnes pourront y voir d’autres forces. Pour ma part, c’est une liste réduite aux essentiels qui m’ont marqués toute cette première année intense en émotions.

Romelard Fabrice [MBA]

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